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La podologie :
Article à paraître dans une revue spécialisée
Dans la profession de pédicure-podologue, nous distinguons deux types d’activités : les soins des pieds (ongles et affections de la peau…) et la conception/fabrication d’appareillages de correction, protection et reconstitution (semelles orthopédiques, orthèses...). Ces deux activités contribuent à l’insalubrité de l’air et à la multiplication des risques d’intoxication par inhalation de poussières, de vapeurs et de gaz dans les ateliers de fabrication et dans les cabinets de soin. L’environnement intérieur offre une grande diversité de situations de pollution, avec de nombreux agents physiques et contaminants chimiques ou microbiologiques, liés aux bâtiments, aux équipements, à l’environnement extérieur immédiat et à l’activité professionnelle.
Les nuisances chimiques rencontrées dans les ateliers de fabrication d’orthèses sont essentiellement aériennes. Il existe trois types de nuisances :
1. Les poussières plus ou moins fines liées au ponçage des différents matériaux synthétiques (composés de toutes sortes de polymères et fibres).
Les poussières produites sont des particules en suspension de tailles différentes, il y a :
- des particules supérieures à 10 µm, dites inhalables (elles agissent sur les yeux et les voies respiratoires supérieures : nez, gorge)
- des particules inférieures à 10 µm, dites thoraciques (elles agissent au niveau des bronches)
- des particules inférieures à 3 µm, dites alvéolaires (qui ont un effet sur les vésicules pulmonaires)

2. Les poussières et gaz liés à la manipulation et à l’utilisation des résines acryliques et thermoplastiques (composés d’additifs polymères et monomères).
3. Les vapeurs de colles néoprènes (composées de polychloroprène, toluène et C.O.V).
Tous ces agents polluants peuvent provoquer des eczémas allergiques, rhinites, sinusites, conjonctivites, dyspnées, toux, expectorations, irritations trachéo-bronchique, asthme, maladies du foie, de la plèvre et atteintes neurologiques.
Dans les cabinets de soins, nous pouvons déterminer deux types d’agents polluants :
1. Les germes et bactéries liés aux soins des affections de la peau et des ongles de pied, épidermiques et unguéales. De plus, la flore transitoire qui provient de l’air, des objets contaminés ou des contacts directs joue un rôle prépondérant dans l’apparition des infections croisées associées aux soins.
2. Les poussières d’ongles liées au fraisage, elles aussi plus au moins fines.
Ces agents polluants sont à l’origine de gênes respiratoires au niveau des voies supérieures car les poussières d’ongles sont irritantes et véhicule des bactéries. Cela se manifeste par des rhinites allergiques, sinusites, éternuements, bronchites chroniques. Par ailleurs, les micro-organismes les plus souvent rencontrés sont des entérobactéries, des pseudomonas, des streptocoques du groupe A, des souches de staphylocoques aureus et candida albicans.

Le risque est fonction de la nature des composés mis en cause ainsi que de leur concentration de l’atmosphère de travail.
Les hygiénistes sont amenés à déterminer la toxicité de chaque substance en particulier pour établir un seuil de concentration d’exposition à ne pas dépasser : ce sont les valeurs limite d’exposition. Elles représentent un niveau maximum de concentration, dont le respect, dans l’état actuel des connaissances, assure la protection de la majorité des personnes exposées à des agents chimiques, physiques ou biologiques, contre les atteintes pouvant en résulter.
Le système français prend en compte deux types de valeurs limites :
- les valeurs limites d’exposition (VLE) qui visent à prévenir un risque d’intoxication sur une courte durée : elles sont mesurées sur 15 min ;
- les valeurs limites de moyennes d’exposition (VME) qui sont destinées à prévenir un risque d’intoxication à long terme : elles sont mesurées ou estimées sur une durée de 8 heures de travail.
La multiplicité des produits chimiques exposant les travailleurs à une dégradation de leur santé à conduit le ministère chargé du Travail à adopter de nombreuses valeurs limites indicatives publiées sous forme de circulaires.
S’il n’a pas été fixé de valeur limite pour un produit donnée, la réglementation prévoit que « les concentrations moyennes en poussières totales et alvéolaires de l’atmosphère inhalée par une personne, évaluées sur une période de 8 heures, ne doivent pas dépasser respectivement entre 10 et 5 mg/m3 d’air » [11] pour les poussières inhalables qui n’ont pas d’effet spécifique. Dans le cas de la fabrication des orthèses, certaines poussières peuvent avoir un effet spécifique et il convient de respecter les valeurs limites fixées.
Cependant, la réglementation française ne prévoit aucun système de traitement d’air pour les cabinets et atelier de pédicurie-podologie, hormis la ventilation générale car elle est obligatoire dans les locaux professionnels accueillant du public.
Mais, c’est un système qui s’appui sur la dilution des polluants dans l’air et non leur suppression. Compte tenu :
- de la toxicité de certains produits utilisés
- des conditions de travail
- de l’usinage à l’établi avec projection de particules et donc dispersion des polluants
- de la proximité des voies respiratoires de l’opérateur de la source de pollution
la ventilation générale seule ne peut assurer la salubrité de l’ambiance de travail.
Nous savons désormais, grâce à de nouvelles technologies, que pour réduire globalement l’émission et la diffusion de polluants dans l’ambiance de travail, il est possible d’intervenir à différents niveaux.
Les moyens à mettre en œuvre pour assainir les ambiances de travail dans les locaux à pollutions spécifiques (ou non spécifiques) sont les suivants :
1. Captage rapproché ou intégré au plus près des sources d’émissions, des polluants, chaque fois que cela est techniquement possible.
2. Traitement des polluants résiduels par différent moyen de filtration de l’air à adapter aux polluants et à l’activité :
- Pour les poussières (de tous types et toutes tailles : inhalables, thoraciques ou alvéolaires) et certains micro-organismes, il existe des systèmes de traitement d’air par filtration en circuit fermé (aspiration, filtration et rediffusion de l’air propre dans l’atmosphère de travail). Ces systèmes sont équipés de filtres à particules dont le plus efficace est le filtre HEPA (il peut retenir jusqu’à 99% des particules de 0,3 µm). (schéma du filtre)
- La réaction photocatalytique (principe utilisant la chimie solaire) en circuit également fermé permet la destruction des produits chimiques, du toluène, des virus et des Composés Organiques Volatils. (Schéma du filtre)
Une bonne qualité d’air est essentielle au bien-être pendant le travail et à la prévention des maladies professionnelles. La prévention des risques professionnels est un impératif qui passe au premier plan. En effet, la dégradation de l’air que l’on respire explique la recrudescence des cas d’asthmes, d’allergies et d’infections des voies respiratoires. La maîtrise de la qualité de l’air devient donc un enjeu majeur de santé publique.
L’air des cabinets de soins et des ateliers de fabrication est rempli de milliers de particules polluantes. Qu’il s’agisse de fibres, de gaz, de vapeurs, de bactéries ou de poussières chimiques, tous ces éléments causent des allergies et des problèmes de santé. Plus ces particules sont petites et plus elles sont dommageables car elles pénètrent au plus profond des poumons. Une personne sur quatre est allergique à un ou plusieurs contaminants, même si vous ne souffrez d’aucune allergie, vous avez avantage à prendre en compte les effets à long terme de la vie en milieu pollué.
Quant au choix du matériel de traitement d’air, mieux vaut se renseigner auprès des entreprises spécialisées en la matière. Celles-ci analyseront votre situation (mesure de qualité d’air avec appareil de comptage dans vos locaux) et vous conseilleront sur le matériel qui correspond le mieux à votre activité. Vous aurez ainsi l’assurance de sélectionner un matériel adapté et parfaitement conforme au impératif de la profession.
Les dentistes et les prothésistes dentaires sont gênés par les germes, les produits chimiques issus des résines utilisées dans le métier
Les problèmes sont asser proches de la podologie.
Les cabinets médicaux : les salles d’attente sont chargées en virus, bactéries, germes.
Nos solutions permettent de supprimer ces problèmes.
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